La transformation numérique et le secteur culturel

16 février 2020

Nos contenus culturels se voient dématérialisés (.mp3, plateformes en ligne, etc) et disponibles partout, en tout temps. Dans un contexte où nos créateurs doivent rivaliser avec une infinité de contenus, dans un environnement de plus en plus fragmenté et peu réglementé, le secteur culturel fait face à un défi considérable: créer des conditions favorables pour que nos créateurs puissent tirer profit du numérique.

Pour s’adapter à l’économie numérique, on suggère aux organisations, aux artistes (et à tous les secteurs), d’envisager une «transformation numérique». Ce terme un peu galvaudé au cours dernières années désigne un processus continu qui consiste à intégrer pleinement les technologies numériques dans l’ensemble de ses activités. Que ce soit en matière de création, de diffusion, de communication ou de gestion, l’idée est de repenser l’expérience culturelle, les méthodes de travail, la relation au territoire et aux publics (personnalisation de l’offre, accessibilité, interactivité, mobilité, etc). Bien entendu, cette transformation numérique peut se faire à différentes échelles selon votre mission, vos objectifs et votre réalité.

Les impacts ne sont pas que technologiques, mais aussi d’ordre social. Il s’agit d’adopter une pensée plus «numérique», à l’image des principes de base du Web soit l’ouverture et la collaboration. Ainsi, on vise à revoir nos modèles organisationnels de façon à favoriser la créativité, la participation et l’émergence de projets collectifs. En optimisant le fonctionnement des équipes (moyens de communication, modèles de réunion et méthodes de travail) on cherche aussi à gagner en fluidité, en efficacité et en transparence.

Une transformation numérique résulte d’abord d’un plan stratégique qui concorde avec votre mission. Elle se fait en plusieurs étapes, incluant des périodes de rétroaction et d’ajustements. Étant donné les multiples possibilités qui sont disponibles, il est important de prendre des décisions adaptées à ses besoins. D’où l’importance de se poser les bonnes questions:

Comment le numérique peut-il m’aider à atteindre mes objectifs?

Comment peut-il m’aider à gérer un projet ou à administrer mon organisme?

Quels sont les outils que j’utilise déjà? Quels outils sont à ma portée?

Comment mettre en place les changements?

Pour avoir un exemple concret, je vous propose cet outil fait par le Conseil des arts du Canada.

Et pour poursuivre la réflexion…